Un voyage au cœur de la musique italienne
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Un voyage au cœur de la musique italienne de Venise à Naples, entre les XVIᵉ–XVIIIᵉ siècles. Ce concert propose une immersion dans l’âge d’or de la musique italienne, à travers un parcours reliant deux foyers majeurs de création : Venise et sa région, au nord, et Naples, au sud. Entre la fin du XVIᵉ siècle et le milieu du XVIIIᵉ siècle, l’Italie a exercé une influence décisive sur toute l’Europe musicale.
Le programme fait ainsi dialoguer plusieurs générations de compositeurs, avec une place importante accordée à la première moitié du XVIIᵉ siècle, période durant laquelle la musique italienne dominait largement la scène européenne.
Nous débuterons avec Marco Uccellini (1603–1680), originaire de Forlimpopoli, près de Ravenne — autre grande ville de l’Adriatique. Il sera représenté par la Toccata prima à 6, pièce virtuose et expressive, emblématique du développement du langage instrumental.
Nous poursuivrons avec Salomone Rossi (1570–1630), presque contemporain de Monteverdi, né et mort à Mantoue, et appartenant à ce même foisonnement créatif du nord de l’Italie. Les deux musiciens se sont très probablement côtoyés. Son écriture raffinée sera illustrée par deux symphonies, deux gaillardes et un balletto, témoignant de la vitalité de la musique instrumentale du début du XVIIᵉ siècle.
Le voyage se poursuit vers le sud avec Andrea Falconieri (1585–1655), figure majeure de la vie musicale napolitaine. Deux pièces contrastées seront interprétées : La Follia, dont la version retenue remonte vraisemblablement aux environs de 1625, et une Passacaille, formes emblématiques des variations et des basses obstinées si caractéristiques de l’esthétique italienne.
La génération suivante est incarnée par Biagio Marini (1594–1663), élève de Monteverdi, né à Brescia et mort à Venise. Son œuvre marque une étape décisive dans l’évolution du langage instrumental. Quatre symphonies permettront d’en mesurer l’audace et la modernité.
Le programme se prolonge avec Francesco Geminiani (1687–1762), né à Lucques et mort à Dublin. Directeur de l’opéra de Naples en 1711, grand voyageur, il rencontra Haendel dont il devint l’ami. Son Concerto grosso témoigne de l’émergence de ce nouveau genre emblématique du XVIIIᵉ siècle, né en Italie à la fin du XVIIᵉ siècle et rapidement diffusé dans toute l’Europe.
La synthèse entre Venise et Naples s’incarne ensuite avec Cristoforo Caresana (1640–1709), né à Venise mais actif à Naples jusqu’à sa mort. Sa Tarentelle, danse rapide et typique de l’Italie du Sud, évoque la croyance populaire selon laquelle son rythme effréné permettait de chasser le venin de la tarentule.
Enfin, le concert s’achève avec Schiarazula Marazula de Giorgio Mainero (vers 1535–1582). Cette pièce vive et entraînante, souvent considérée comme issue de la tradition populaire, s’apparente à une danse rituelle ou festive du nord de l’Italie, mêlant énergie rythmique et caractère presque incantatoire. Elle offre une conclusion joyeuse et collective à ce parcours musical.
À travers ce programme, le concert dessine un panorama vivant de la musique italienne, de ses racines renaissantes à l’affirmation des formes baroques, entre tradition, invention et rayonnement international.
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